Epandage : les hélicoptères cloués au sol

Mercredi 6 juin 2012

Depuis le 16 mai dernier, les hélicoptères d’épandage de la société Air Antilles Associés sont interdits de vol. Les deux accidents successifs du mois de mars dernier, ainsi que le témoignage d’un pilote en cours de licenciement ont poussé les autorités à enquêter sur les pratiques de la société.
Pas la peine de chercher des hélicoptères d’épandage dans le ciel : ils ne volent plus.
Depuis le 16 mai, la direction générale de l’Aviation civile a pris la décision d’interdire tous les vols de la société Air Antilles Associés (AAA). Une mesure administrative, prise à titre conservatoire, deux mois après les crashs d’hélicoptère survenus au Lorrain puis à Basse-Pointe la même semaine.
L’administration veut ainsi « vérifier que les garanties de sécurité sont bien remplies » . Il y avait déjà eu une première suspension des vols, après le deuxième accident, mais rien ne permettait à l’époque, selon la DGAC, de laisser planer un doute sur la sécurité.
Depuis, l’administration semble avoir revu sa copie : une enquête de gendarmerie ouverte parallèlement aurait apporté de nouveaux éléments.
Mis sur la voie par un pilote en cours de licenciement, les enquêteurs auraient découvert que le relevé des heures de vol des hélicoptères était falsifié. « Parfois, pour un vol de 4 heures, nous n’indiquions qu’une heure sur le carnet de route de notre hélicoptère » , raconte le pilote, dont les propos sont fortement contestés par AAA.

Motivation économique ?
Une pratique qui, si elle était avérée, aurait permis à la société de retarder à la fois le changement des pièces maîtresses (obligatoire au bout d’un certain nombre d’heures) ainsi que les entretiens réglementaires de l’appareil. Avec à la clé pour l’entreprise d’épandage une maintenance plus légère et donc moins onéreuse. (...) Lire la suite sur martinique.franceantilles.fr

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