Basé au Touquet depuis deux ans, le Dragon 62 monte en puissance

Vendredi 18 mai 2012

Sa silhouette jaune et rouge traverse régulièrement le ciel du Montreuillois. Depuis deux ans, l’hélicoptère de la Sécurité civile, basé sur l’aéroport du Touquet, multiplie les missions de transports de blessés, de recherches et de reconnaissance sur la côte.
 Pascal Triplet et Grégoire Rimsky se félicitent de l'efficacité de l'hélicoptère de la Sécurité civile.Oreilles baissées, ventre à terre : les chiens des sapeurs-pompiers de la Somme n’en menaient pas large, jeudi dernier, au moment de s’engouffrer dans le Dragon rugissant, toutes pales déployées, sur le tarmac du Touquet. « Des équipes cynophiles sont parfois amenées à embarquer, donc on travaille l’accoutumance des chiens », explique Grégoire Rimsky, chef de base.

Sur tous les fronts
Progressivement, dans toute la zone Nord (Nord - Pas-de-Calais et Picardie) où l’hélicoptère de la Sécurité civile est susceptible d’intervenir, les pompiers spécialisés se familiarisent avec les techniques propres à ce bel oiseau (lire ci-dessous). Depuis sa délocalisation de Lille à la Côte d’Opale en avril 2010, le Dragon 62 est ainsi susceptible d’intervenir sur tous les fronts : accidents de la route, kite-surfeurs en difficulté, promeneurs pris par la marée, malaises à domicile... « L’intérêt, c’est de pouvoir médicaliser rapidement des victimes dans des zones relativement éloignées des centres hospitaliers », rappellent Grégoire Rimsky et le commandant Pascal Triplet, responsable de la section des sauveteurs nautiques héliportés. Des secteurs comme Hesdin et Fruges se retrouvent ainsi à une vingtaine de minutes de Lille : un gain de temps précieux lorsque le pronostic vital est engagé.

Ce moyen moderne est donc de plus en plus demandé par les services de secours : l’hélicoptère a déjà relevé 80 missions de secours depuis le début de l’année et secouru 52 victimes. Et ce, en dépit de son coût. « Si ça peut éviter à une personne de se retrouver tétraplégique à vie, l’hélicoptère n’a pas de prix », argumentent les deux responsables. (...) Lire la suite sur lavoixdunord.fr

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