Le bel avenir de l’hélicoptère d’affaires

Lundi 2 avril 2012

Les équipes de Mercedes Benz n'ont rien laissé au hasard : de l'habillage cuir de la cabine, au moelleux des sièges baquets, en passant par les placages de bois précieux, tout est fait pour assurer le confort des passagers. Même les peintures ont été adaptées par Mercedes. Le gris habituel des pales des rotors de l'EC 145 ont cédé la place au noir. Les espaces de rangement sont nombreux et spacieux. Photo - DRIl y avait eu un premier essai avec Hermès en 2008. Concluant, malgré la crise. Eurocopter a donc décidé de renouveler l’expérience en s’adjoignant le concours d’un autre professionnel incontesté du luxe, Mercedes Benz pour développer un hélicoptère d’affaires. « Avec Hermès, nous étions dans le registre de la berline d’exception ; avec Mercedes, on est dans celui du super 4X4 de très haut de gamme », explique Patrice Royer, responsable de l’aviation d’affaires de la filiale d’EADS. Entre 2007 et 2011, cette activité a représenté 22 % des ventes à destination des marchés civil et parapublic (police, urgences médicales ...) soit 500 unités livrées sur 2.185 au total. Et après deux années difficiles, l’aviation d’affaires a redémarré en 2011 grâce largement aux pays émergents en croissance rapide, Brésil, Russie, Inde et Chine. « En Europe, l’utilisation de l’hélicoptère pour affaires ou pour un usage privé est perçu comme ostentatoire. Ce n’est pas le cas dans les BRICS », souligne le manager. Grâce à cette opération de cobranding peu banale, Eurocopter se met en position de répondre aux exigences d’une nouvelle clientèle, marginale mais prometteuse, celle des milliardaires des pays émergents. Sans complexe vis-à-vis de l’argent, ils possèdent déjà jet et yacht et sont prêts à investir dans un hélicoptère griffé.
Et si la Chine commence, timidement, à ouvrir son ciel à l’aviation privée, c’est dans les grandes métropoles brésiliennes que ce marché se développe le plus rapidement. Exemple à Sao Paulo, la capitale économique du Brésil où l’hélicoptère remplace la limousine permettant à la fois de couper court aux embouteillages et à l’insécurité.

Un appareil à 6,5 millions d’euros
Pour cet appareil stylé par Mercedes, le choix s’est porté sur l’EC 145, un modèle bi-moteur déjà vendu à près de 500 exemplaires. Principale qualité : sa polyvalence ; il peut transporter 4 à 8 passagers moyennant la redistribution des sièges et des espaces de rangement nombreux et spacieux . « Idéal » comme le dit Patrice Royer « pour une utilisation business en semaine, et le week-end pour un voyage en famille ou une escapade sportive entre amis ».
A Côme, en Italie, l’équipe du centre de design automobile Mercedes s’est appliquée à restituer la même impression de confort cossu que celle ressentie à bord des plus belles berlines de la Classe S. Rien n’a été laissé au hasard, de l’habillage cuir de la cabine (poste de pilotage compris) au moelleux des sièges baquets, en passant par les placages de bois précieux (une première !), les lumières d’ambiance ou encore les consoles de jeux... Tout est conçu pour faire oublier le bruit des moteurs.
Pour parvenir à tout embarquer sans alourdir l’appareil, Mercedes a dû repenser certains équipements comme les points de ventilation intégrés aux spots lumineux. Le constructeur automobile a aussi obtenu des modifications (mineures) de l’extérieur de l’appareil pour des raisons esthétiques, comme les trains d’atterrissage ou son nez, doté au passage d’un radar météo. Autre signature du groupe de Stuttgart : le choix des peintures ; dégradé de gris argent ou brun ainsi que du noir pour les pales des rotors (au lieu du gris standard) . « La nécessité de se plier, pour chaque modification, aussi minime soit-elle, à un processus d’homologation draconien, rend les choses particulièrement compliquées », résume Michele Jauch Paganetti, general manager du design automobile Mercedes. (...) Lire la suite sur lesechos.fr

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