« L’hélicoptère, un complément à nos vedettes pour transporter les pilotes sur les bateaux »

Mercredi 28 mars 2012

Les membres de la station de pilotage présenteront Roméo Sierra 3 aux autorités portuaires et civiles, demain, à 18 h. Ce nouvel hélicoptère, basé à Marck-en-Calaisis, en service depuis juillet, transporte les pilotes maritimes sur les gros navires à destination ou en partance du port de Dunkerque. Didier Payen, président du syndicat professionnel des pilotes, présente les missions et les avantages de cet Eurocopter EC 135.

Didier Payen devant la maquette des hélicoptères qui ont tour à tour équipé la station de pilotage - Photo lavoixdunord.frQuel lien existe-t-il entre l’hélicoptère et le monde de la mer ?
« En 1990, les pilotes de Dunkerque ont décidé de basculer du monde des pilotines à l’hélicoptère. Dunkerque était la troisième station de pilotage en France à s’équiper, après Le Havre et Bordeaux. Nous avons quatre vedettes rapides et un hélicoptère. C’est un complément. Il nous permet d’aller plus rapidement sur les navires, dans des conditions météo plus difficiles, d’avoir une activité plus continue dans le temps. En général, avec nos pilotines, nous pouvons sortir jusqu’à 35 noeuds de vent (environ 65 km/h). Avec l’hélicoptère, on peut aller jusqu’à 50 noeuds ( environ 90 km h). »

En quoi consiste le métier de pilote maritime ?
« Nous remplissons une mission d’intérêt général, nous avons une délégation de service public de la part de l’État. Nous donnons assistance aux capitaines de bateaux qui entrent dans le port ou qui en sortent. Nous sommes les premiers à aller sur les bateaux, à les amener à quai. Nous avons aussi un côté sécurité : nous sommes là pour protéger les installations portuaires lors des manoeuvres, pour protéger la côte (éviter les accidents en mer). »

Et qui pilote l’hélicoptère ?
« Ce sont deux pilotes professionnels. L’un est chez nous depuis 1990, après avoir fait un parcours dans l’armée, puis dans une compagnie privée en offshore en Afrique. Le dernier est arrivé en même temps que la nouvelle machine. Il sortait de l’armée, de la base de Villacoublay. On demande des pilotes qui ont 1 500 heures de vol. Ils suivent une formation en interne. Faire du stationnaire au-dessus de bateaux en mouvement et hélitreuiller des personnes, il faut une petite expérience... Chacun des deux équipages se compose d’un mécanicien-treuilliste. Il dépose et reprend le pilote maritime. Il assure aussi l’entretien de la machine. » (...) Lire la suite sur lavoixdunord.fr

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