Ces urgentistes qui volent au secours de vos vies

Dimanche 11 mars 2012

L’hélicoptère du Samu assure le transport de patients et intervient sur des accidents. NRDimanche a partagé la vie de ce personnel médical volant.
Un moment de détente une fois la mission terminée - Photo Patrick Lavaud) L’œil rivé sur son ordinateur, Patrick Vasseur est pilote depuis dix ans au CHU de Poitiers. Sa préoccupation, les fenêtres météo du jour. Après avoir consulté trois sites, les conditions de vol sont parfaites pour la journée, il décide de décoller. « Ce qui me marque le plus, c’est le transport d’enfants. J’ai parfois la chair de poule ! Le plus étonnant, ce sont les adultes médicalisés qui refusent, par peur, de monter dans l’hélicoptère. »

Mateis retourne à La Rochelle en couveuse et en hélico
Une très grande complicité unit l’équipage composé pour la journée d’un médecin et d’une infirmière. Aurélie Desmidt est rattachée à l’hélicoptère depuis octobre 2011 et assiste le médecin du bord. « Tous les matins, je vérifie le matériel médical en veillant à ce qu’il ne manque rien puisque nous pouvons intervenir sur un accident en rase campagne. Le patient doit être stable, calme, apte à être transporté. En vol, à cause du bruit, il porte un casque et je communique avec lui à l’aide d’une ardoise, en général c’est pour le rassurer. »
Début d’après-midi. La régulation qui gère les missions décide de renvoyer à La Rochelle un bébé prématuré venu à Poitiers pour des problèmes pulmonaires, son état de santé ne nécessitant plus son hospitalisation au CHU. Temps de vol estimé : 35 minutes.
Odile Erchelbout, médecin urgentiste du nord Deux-Sèvres, prend en charge le nourrisson. Direction le service pédiatrique. Après l’avoir ausculté et noté les consignes des infirmières, Mateis est placé dans une couveuse spécialement aménagée pour l’hélicoptère. Avec une attention toute particulière, les draps du poupon sont bleu gris !
Direction, l’aire d’envol. « Lorsque nous intervenons sur des accidents, en tant que médecin je dois donner les premiers soins, des soins de stabilisation, établir un diagnostic, décider de l’orientation du patient (Tours pour les grands brûlés). Si en vol un patient est en danger, nous devons immédiatement nous poser pour régler le problème. Moi qui suis titulaire d’un brevet de pilote de planeur, j’ai été très impressionnée d’atterrir au fond d’une carrière ! »
Pour l’heure, c’est sur Mateis qu’il faudra veiller durant ce trajet. Le bercement de l’aéronef aura vite raison des pleurs du jeune passager. Se profilent au loin les tours de La Rochelle. Sitôt atterri, la couveuse est prise en charge jusque dans le service où un biberon attend déjà Mateis.
Ce jour-là, un autre nourrisson avait besoin de cette drôle de machine volante ! Il est à Rochefort. Allez on va le chercher !

Un équipement de secours indispensable
L’hélicoptère qui a le même équipement qu’un véhicule de secours intervient sur deux types de mission.
Les primaires : accidents, intervention à domicile. Les secondaires : transport d’hôpital à hôpital. Un équipage complet (pilote, médecin, infirmière) se relaie de 8 h 30 à 18 h 30, du 1er octobre au 31 mai.
Le reste de l’année, c’est 24 heures sur 24. Des médecins de la Vienne et des Deux-Sèvres se relaient pour assurer le service et un pédiatre accompagne les nourrissons.
« C’est sur l’accident du car de Marocains, à la sortie de Poitiers le 22 juin 2004, que nous avons pu constater la pleine mesure de cet outil avec l’évacuation sur le CHU de quatre blessés graves soit quatre rotations en une heure », assure Alain Baudier, praticien hospitalier au SAMU.
Pour l’année 2011, cet hélicoptère a réalisé 68 transports pédiatriques, 862 heures de vol, 1.036 interventions et parcouru… 189.500 km. (...) Lire la suite sur lanouvellerepublique.fr

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