Les Bases Hélicoptère de la Gendarmerie Nationale

MAJ : le 17-01-2014

Lundi 4 février 2013, par Patrick // Database

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L'EC 145 F-MJBE Choucas 73 avec l'Adjudant Cédric B. aux commandes - Photo © Eric Thirion - Tous droits réservésIl y a, en 2013, dix-neuf Sections Aériennes de la Gendarmerie (SAG), dont dépendent pour certaines onze Détachements Aériens de la Gendarmerie (DAG), cela sans compter le Groupement Central de Villacoublay (78), le Groupement Instruction de Cazaux (33) et le Groupe de Maintien en Conditions Opérationnelles de Bricy (45).

Les bases gendarmerie relèvent de sept groupements territoriaux (Groupement des Forces Aériennes de la Gendarmerie - GFAG) correspondant aux zones de défenses et sont placées sous l’autorité des généraux de région :
• le GFAG Ile de France à Villacoublay
• le GFAG Nord à Amiens
• le GFAG Ouest à Rennes dont dépendent la SAG de Rennes (et son DAG St Nazaire) et la SAG Tours
• le GFAG Est à Metz dont dépendent la SAG Metz (et son DAG Colmar) et la SAG Dijon
• le GFAG Sud-Ouest à Mérignac dont dépendent la SAG Mérignac (et ses DAG Bayonne et Mimizan), la SAG Limoges (et ses DAG Egletons et Royan) et la SAG Toulouse (et ses DAG Tarbes et Pamiers)
• le GFAG Sud-Est à Lyon Bron dont dépendent la SAG Lyon (et son DAG Modane) et la SAG Chamonix
• le GFAG Sud est à Hyères dont dépendent la SAG Hyères (et son DAG Montpellier), la SAG Digne (et son DAG Briançon) et la SAG Ajaccio.
Hélitreuillage avec Choucas 7 - Photo © Eric Thirion - Tous droits réservés
Vous en trouverez ci-après la liste avec la carte de localisation rattachée et un résumé historique.
Le GCFAG est composé d’environ 340 personnes dont plus de 100 pilotes, 150 mécaniciens navigants, 80 sous-officiers, du personnel civil et des gendarmes adjoints.

Le parc est constitué de quarante-quatre appareils : trente-et-un AS350 (B, BA et B1), quinze EC145 et douze EC135.

Les missions dévolues aux Forces Aériennes de la Gendarmerie sont :
• Missions de police judiciaire (filatures, recherches de personnes...)
• Missions de police administrative (services d’ordres, maintien de l’ordre, surveillance générale…),
• Missions de secours (Secours en montagne, en mer et secours routiers...)
• Missions de liaisons

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Voir le porfolio ci-dessous pour agrandir la carte des Bases Hélicoptère de la Gendarmerie Nationale - Carte © Patrick Gisle - helico-fascination.comLes premières études pour l’introduction de l’hélicoptère dans la Gendarmerie datent de 1952 et 1953.

Les premiers pilotes et mécaniciens gendarmes furent formés par l’armée de Terre au second semestre 1953 pour en premier lieu aller servir en Indochine dès début 1954. Les formations eurent lieu sur Hiller 360, Bell 47G et Sikorsky S-55. En parallèle du conflit d’extrême orient fut créé en janvier 1954 le premier Groupement des Formations Hélicoptère de La Gendarmerie à Satory (78).

Le premier appareil commandé par la Gendarmerie fut un Bell 47G début 1954. Il servit d’abord à la formation à Issy-les-Moulineaux chez la société Fenwick. Il fut affecté ensuite au premier Groupe Blindé de Satory le 10 mai 1954. C’est la date du début effectif de l’hélicoptère dans la Gendarmerie.

Au vu du succès des missions réalisées par la première machine, il fut acquis un second Bell 47G en 1955, puis deux autres d’occasion en 1956 avec le projet déjà d’ouvrir plusieurs bases.

La guerre d’Algérie retarda ce projet, la Gendarmerie étant appelée pour créer une section d’hélicoptères sur place. L’armée de terre lui alloua alors huit Bell 47G2 dont 2 finalement purent rester en France pour la création de trois bases régionales (Berre, Lyon et Toulouse). Un centre national de maintenance fut à ce moment créé à Satory.

EC 135 et EC 145 - Photo © Daniel LironJusqu’à douze Bell 47 furent donc en service avant l’arrivée de la révolutionnaire Alouette II à la base de Lyon en Aout 1957.

L’Alouette II permis l’accès à la haute montagne, les Bell étant limités à 3000m et introduisit le treuil à la place de l’échelle de corde… bien peu pratique. Les civières externes des Bell furent adaptées et une interne fut développée par les mécaniciens. En plus des patins, des flotteurs furent aussi développés pour les régions aquatiques.

Très rapidement le besoin de bases au cœur des régions à risque prévalu sur la notion de région militaire. Trois nouvelles Alouette II SA3130 permirent la création des bases de Limoges, Dijon et Rennes. Parallèlement la guerre d’Algérie continuait et quatre autres Alouette II y furent envoyées en 58-59.

Au début des années 60 s’effectue une réorganisation avec un accent particulier sur le secours en montagne. Une base va s’ouvrir en Martinique et une autre à La Réunion en 1962. Suivirent la Guadeloupe et la Guyane et même Djibouti avec l’acquisition de quinze nouvelles Alouette II.

En 1963, La Société Nationale Sud Aviation sort l’Alouette II SA318 avec la turbine Astazou. Cinq exemplaires partent pour l’Outre-mer. Cette même année, c’est la naissance de la légendaire Alouette III qui marquera à jamais la Gendarmerie et le secours en montagne en particulier. Trois machines sont très vite acquises pour ce dernier et pour l’escorte présidentielle.

EC 135 de la Gendarmerie en treuillage d'unité cynophile - Photo © Patrick GisleEn 1963 s’acheva la guerre d’Algérie, ce qui permit à la Gendarmerie de récupérer des appareils inutilisés pour compléter son parc ou remplacer des machines détruites : un Bell G2, cinq Alouette II et une Alouette III furent intégrés.

De 1972 à 1994 fut également introduit l’avion dans certaines bases avec la surveillance routière comme mission principale. L’essai se limita à 6 avions, les contraintes de besoin de piste et de météo clémente étant trop fortes face aux possibilités inégalées des hélicoptères, pourtant bien plus onéreux.

En 1974, l’atelier central Hélicoptères basé à Satory est déplacé dans l’Indre à Le Blanc et s’appelle alors le Groupe de Soutien Technique des Moyens Aériens de la Gendarmerie (GSTMAG).

Le Groupement Central des Formations Aériennes de la Gendarmerie (GCFAG) fut installé à Villacoublay en 1976, tout comme le Groupement Instruction et Sécurité des vols (GISV).

Les bases sont alors déclinées en Sections Aériennes (SAG) et Détachements Aériens (DAG).

Début des années 1980, la gendarmerie entreprend de remplacer sur dix ans les Alouette II par l’Ecureuil AS350B. Les premiers arrivent en 1982. Les derniers à partir de fin 89 furent des B1 et BA. L’Alouette II tira sa révérence en 1991.

En 1997 fut lancé l’étude de remplacement des Alouette III par un bi-turbines. Après plusieurs essais fut sélectionné le BK117C1 d’Eurocopter. Ce fut finalement le BK117C2, rebaptisé EC145 qui fut commandé en 1999. Le premier fut livré fin 2001, puis sept autres début 2002. Un second appareil moderne, l’EC135, fut également retenu pour remplacer ou compléter les Ecureuils et répondre aux exigences croissantes d’appareils bi-turbines de l’administration européenne.

Les vingt-cinq Alouette III furent remplacées sur sept ans, la dernière quittant le service fin de l’été 2009 à Courchevel.

Les premiers EC145 furent affectés aux secours en montagne (PGHM) et aux groupes d’interventions spéciales (GIGN, etc…).

Choucas 73 en approche - Photo © Eric Thirion - Tous droits réservés En 2010, Le Groupement Instruction et Sécurité des Vols (GISV) fut déplacé à Cazaux (33) et la section aérienne existante gagna Mérignac. le GISV, labellisé FTO assure la formation des pilotes, des mécaniciens de bord treuillistes et des opérateurs des systèmes d’observation et de recherche embarqués. Cette même année Le Groupe de Soutien Technique de Le Blanc est déplacé à Bricy près d’Orléans et s’appelle le Groupe de Maintien en Conditions Opérationnelles (GMCO).

Source : "L’avènement et l’essor de l’aéronautique dans la Gendarmerie" de Dominique ROOSENS dans le site : ludoskz.free.fr de Ludovic SKZRYERBAK spécialement dédié aux hélicoptères de la Gendarmerie Nationale.
Corrections de Madame Ménica Rondelly.

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